Budget 2023 : la cybersécurité au cœur des investissements numériques de l'État

Publié le 30 09 2022 | Mis à jour le 23 11 2022

Budget 2023 : la cybersécurité au cœur des investissements numériques de l'État © Proven & Run

Le projet de loi de finances pour 2023 prévoit d'augmenter les budgets de plusieurs missions relatives à la sécurité numérique et à la lutte contre la cybercriminalité.

Le gouvernement a présenté ce lundi son projet de loi de finances pour 2023. Un budget qui fait la part belle à la sécurité et à la défense, le ministère de l'Intérieur et celui de la Défense gagnant respectivement 3109 et 1583 emplois de fonctionnaires supplémentaires. Cela se retrouve également dans le numérique.
 

Plus de moyens pour la lutte contre la cybercriminalité

Le PLF 2023 reprend les principaux éléments du projet de loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur (LOPMI) qui avaient été présentés en mars 2022. L'un de ses objectifs est de moderniser les moyens de lutte contre la cybercriminalité, avec notamment la création de 1500 "cyber-patrouilleurs", d'une école de formation cyber et du "17 cyber" pour signaler une cyberattaque.

Le budget de la LOPMI prévoit par ailleurs la dématérialisation complète des procurations électorales (qui permettre de supprimer le passage au commissariat), de nouveaux outils numériques pour les forces de l'ordre, la création d’une agence du numérique et le déploiement du projet "Réseau radio du futur".

La nouvelle agence du numérique des forces de sécurité, qui sera instituée le 1er janvier 2023, pilotera la modernisation des moyens de communication des forces de l'ordre. Quant au "réseau radio du futur", il s'agit d'un nouveau "système de communication mobile très haut débit, multimédia, interopérable, prioritaire, résilient et sécurisé".

Des crédits supplémentaires pour l'Anssi, la Dinum et l'ANTS

Sur la cybersécurité, l'Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) voit ses crédits augmenter de 4,6 millions d'euros, et elle bénéficiera de la création de 46 postes supplémentaires (126 sur trois ans).

Dans la même veine, les crédits de la direction interministérielle du numérique (Dinum) augmentent de 5,2 millions d'euros, "notamment pour la mise à niveau et le renforcement du Réseau interministériel de l’État (RIE)", un projet de modernisation du système d’information de l’État qui remplace les différents réseaux informatiques préexistant et permet de mieux répondre aux enjeux interministériels de cybersécurité et de confidentialité des communications.

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