À l'IMT Mines Alès, la pédagogie numérique confirmée par le Covid-19

Engagé depuis début 2019, le programme "Pédagogie numérique" touchera tous les élèves-ingénieurs de l’école alésienne à la rentrée 2021. Un millier d’élèves-ingénieurs seront alors équipés de tablettes iPad. Son virage numérique a aussi aidé IMT Mines Alès à assurer la continuité des cours par temps de Covid-19.            

© IMT Mines d'Alès

La rentrée est de plus en plus numérique à l’école d’ingénieurs IMT Mines Alès. Covid oblige, les cours seront menés en présentiel (avec une jauge des salles diminuée par deux) et à distance : "À peu près la moitié des enseignements se fera en distanciel, évalue le directeur des études Michel Ferlut. On sera prêt à se mettre à 100% si nécessaire." L’épreuve du confinement et des contraintes sanitaires a confirmé l'intérêt du programme "Pédagogie numérique", dont le déploiement sera bouclé à la rentrée 2021.

Tout a commencé par un test en janvier 2019 avec les 2e année du département Génie Civil Bâtiment Durable et leurs enseignants. IMT Mines Alès a choisi de les équiper de tablettes iPad. "C’est robuste, autonome, note Michel Ferlut, et l’environnement Apple nous est apparu plus souple, plus intuitif. Au départ, les enseignants étaient dubitatifs, mais le retour d’expériences a été extrêmement concluant sur l’interactivité, la rapidité, les échanges avec les étudiants. Par exemple, réaliser des quizz pendant les cours permet de vérifier si le message est bien passé, en temps réel."

Après ce test concluant, la généralisation a été décidée, par étapes. Une équipe projet de trois personnes, avec un responsable "pédagogie numérique" embauché pour l’occasion, pilote le déploiement. Depuis la rentrée 2019, toutes les 1ère année sont équipés, les 2e année le sont en cette rentrée 2020 et les 3e le seront en septembre 2021. Environ 1 000 étudiants auront alors une tablette en mains (dont les apprentis, mais pas les doctorants et étudiants en Masters). "On a étalé le budget, c’était une donnée importante pour savoir si l’école pouvait y aller sur son budget propre, commente Michel Ferlut. Le déploiement dépasse les 300 000 euros chaque année."

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