Cybersécurité : peut-on réellement prévenir les attaques ?

Les cybercriminels se portent bien, surtout en période de confinement. Le télétravail ouvre des brèches dans les réseaux d’entreprises et d’institutions, dont celles travaillant sur les vaccins anti-Covid. Comment les prévenir ou, mieux, les bloquer ?

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Profitant de la situation de crise sanitaire, les cyberpirates n’ont jamais été aussi actifs : « Nous faisons face à des attaques de plus en plus sophistiquées. Le confinement et la généralisation du télétravail ont incité les hackers à exploiter des vulnérabilités non « patchées » [mises à jour de logiciels non effectuées] sur les outils de connexion à distance », observe Bertrand Trastour, directeur commercial BtoB chez Kaspersky France.

Le marché noir ou dark web constitue aujourd’hui un véritable écosystème de l’ombre où hackers, pirates et escrocs font leurs emplettes. « Blanchir des bitcoins est aussi facile qu’acheter des malwares de type botnet [réseau de logiciels robots qui infectent des machines transformées en “zombies”] », affirme cet éditeur.

Les ransomwares (ou rançongiciels) ont le vent en poupe. Car beaucoup d’entreprises, contre l’avis de l’Anssi (en France), ont accepté de payer une rançon pour récupérer leurs données chiffrées – la somme étant souvent supportable (200 ou 300 euros, dit-on). Depuis peu, la tendance est au big name hunting : la chasse au gros gibier, à savoir les grandes marques susceptibles de payer beaucoup plus.

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