Intelligence artificielle : quelle approche des biais algorithmiques ?

Les bienfaits de l’intelligence artificielle sont vantés sans demi-mesure. Et cela, d’autant plus que les technologies et processus qui la composent commencent à être réglementés en Europe. Après plusieurs années d’études, de rapports et de concertations avec les groupes d’experts, la Commission Européenne a révélé le 21 avril 2021 sa proposition de loi qui réglementerait l’IA. Une proposition très attendue, aussi longue que vague, et aux clauses autant applaudies que critiquées.

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L’intelligence artificielle jouit d’une réputation double, évoquant à la fois le progrès, et un futur incertain où l’homme pourrait se faire engloutir par la machine qu’il a créée. Ce mythe de l’intelligence artificielle en tant que menace participe à entretenir une défiance, partagée par bon nombre. S’il est vrai que la complexité des algorithmes d’un système d’intelligence artificielle n’est pas à la portée de tous, ceux-ci devraient-ils nous effrayer ? Les peurs irrationnelles liées à “l’effet black box” sont compréhensibles, tant les représentations cinématographiques et littéraires d’IA malveillante foisonnent. Des représentations parfois confirmées par des exemples réels, qui ne font que renforcer nos croyances. Même effet pour notre perception de l’intelligence artificielle : dénuée d’émotions, d’éthique, de bon sens et d’humanité, aux potentialités effrayantes pour l’homme.

On connaît de nombreux cas où l’IA peut représenter un risque pour la démocratie, comme dans son utilisation sur les réseaux sociaux, ou encore un risque pour l’accès à l’emploi et l’égalité, comme dans son utilisation par les recruteurs. Cependant, les systèmes qui la composent apportent d’inégalables perspectives pour la médecine, l’éducation ou l’économie.

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