L’État veut poser les fondements d’une administration “proactive”

Le directeur interministériel du numérique faisait le point, ce mardi 14 septembre, sur l’état d’avancement de son programme de transformation numérique de l’État Tech.gouv, lancé en 2019. L’occasion, entre autres, d’amorcer une mission pour jeter les bases d’un nouveau modèle d’administration “proactive”, qui anticipe les besoins des usagers, dans le prolongement du “Dites-le nous une fois”.

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2021, une année décisive pour le numérique de l’État. Alors que la relance numérique bat son plein et que l’échéance présidentielle approche à grands pas, le directeur interministériel du numérique de l’État (Dinum), Nadi Bou Hanna, faisait le point sur la mise en œuvre de son programme Tech.gouv de transformation numérique des administrations. Malgré l’arrivée imminente de l’élection présidentielle, qui pourrait geler toute velléité de transformation, la Dinum n’hésite pas à engager un nouveau chantier d’envergure qui, loin de se contenter de numériser l’existant, présage l’administration du futur.

Avec sa mission “Administration proactive”, la Dinum entend en effet “inverser la logique administrative”, selon le directeur adjoint, Xavier Albouy, également en charge du programme Tech.gouv. “Normalement, c‘est à l’usager de déposer une demande, qui doit ensuite être instruite. L’idée, c’est que l’administration informe l’usager de son éligibilité à une aide en fonction de ce qu’elle sait [ou de ce qu’une autre administration sait de lui, ndlr]. Le Graal, ce serait que le citoyen n’ait plus rien à faire et qu’il se voie attribuer des prestations sociales, par exemple, sans même en avoir fait la demande”, imagine le directeur adjoint. L’objectif, à long terme, est donc d’aller vers une administration qui va au-devant des usagers, pour leur simplifier la vie, certes, mais aussi pour lutter contre le non-recours et les inégalités face au service public. 

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