Numérique : cliquer, c'est polluer

Oubliez la dématérialisation, le virtuel. Le numérique pèse bel et bien sur l’environnement : il consomme de l’électricité, rejette des gaz à effet de serre, incite à l’exploration minière... Les empreintes sont multiples mais pas si évidentes à mesurer.

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Le numérique n’a rien d’immatériel”, écrit l’Ademe dans un rapport, “La face cachée du numérique”, publié en novembre 2019. Ce document est l’une des quelques études qui mesurent l’empreinte laissée par l’informatique sur notre environnement. L’impact n’est pas neutre, il va même croissant mais n’est pas si simple à quantifier. Revue des principales connaissances sur le sujet.

Une empreinte de plus en plus importante 

“À l’échelle planétaire, en 2019, le numérique est constitué de 34 milliards d’équipements pour 4,1 milliards d’utilisateurs. La masse de cet univers numérique atteint 223 millions de tonnes, soit l’équivalent de 179 millions de voitures (cinq fois le parc automobile français).” Ces chiffres saisissants sont issus du rapport publié en septembre 2019 par GreenIT, un cabinet d’expertise qui défend un développement éco-responsable de l’informatique. 

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