RGPD : échec de la protection, triomphe de la gouvernance

Le RGPD est aujourd'hui plus présent par la gouvernance qu'il impose que par la protection des données des européens qu'il amène

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En décembre 2017, GreenSI s'étonnait que la prévision de l'année 2020 était l'explosion des emplois en IA, de l'ordre 2 millions, sans considérer l'épée de Damoclès que l'Europe allait mettre en 2018 sur tous ses champions : le RGPD. Le carburant de l'IA restant la donnée et la donnée personnelle s'immisçant partout quand les experts cherchent la petite bête ou l'exception, l'équation semblait insoluble.

Le RGPD est maintenant en place depuis plus de trois ans et en regardant autour de vous le constat semble sans appel. L'intention initiale à bien fait pschitt et le RGPD est aujourd'hui plus présent par la gouvernance qu'il impose aux entreprises basées en Europe que par la protection des données des européens qu'il amène à ceux qui naviguent sur l'internet mondial.

La protection des données a même peut-être aussi touché ses limites pendant la crise sanitaire. Elle a été utilisée pour bloquer la diffusion d'un moyen moderne de prévenir et de sauver des vies, l'application TousAntiCovid. Plus d'un an après sa sortie, elle commence à s'imposer comme une évidence de protection des individus pour fréquenter les lieux publics, alors qu'elle n'a été sauvée que par le passage en force du gouvernement. 

D'ailleurs, dans les entreprises et le service public, de multiples idées innovantes et bienveillantes sont enterrées tous les jours, car une "opposition" pourrait exploiter l'épée de Damocles du RGPD pour nuire à l'entreprise.

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