Au sommet de l’État, un pilotage resserré pour le numérique

Depuis son arrivée aux commandes de la direction des systèmes d’information de l’État, Nadi Bou Hanna travaille sur sa nouvelle stratégie “Tech.gouv” et vient d’installer une nouvelle gouvernance interministérielle du numérique pour la mettre en œuvre. Une réorganisation resserrée qui, en interne, fait débat.

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Une réorganisation bienvenue, mais pas forcément bien ficelée. C’est l’impression que donne la mise en place d’une nouvelle gouvernance du numérique au plus haut sommet de l’État. Lors de la présentation, le 16 avril dernier, de la stratégie “Tech.gouv”, esquissant la feuille de route du numérique de l’État pour les trois prochaines années, le DSI de l’État, Nadi Bou Hanna, avait annoncé qu’une “problématique de gouvernance” avait également été “traitée” les semaines précédentes.

Jusqu’alors, deux instances étaient utilisées, l’une stratégique (deux fois par an) et l’autre technique (mensuelle). La gouvernance de la première a été revue : le cercle des participants aux réunions stratégiques a été resserré. Cette réunion instituée en 2011 est désormais présidée par le secrétaire général du gouvernement, le conseiller d’État Marc Guillaume, en lieu et place du Dinsic. Deuxième changement, cette réunion n’est plus ouverte qu’aux secrétaires généraux (SG) des ministères, aux profils souvent administratifs. Exit, donc, les DSI et directeurs du numérique, qui participaient jusqu’à présent aussi aux réunions stratégiques.

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