Guerre des talents : avec les Tech Days, les startups veulent redorer l'image de Paris

En parallèle de la 3e édition de Viva Tech, les différents acteurs de l'écosystème startup vont regrouper leurs événements derrière le label Tech Days. Emmenée par France Digitale, cette nouvelle marque a pour objectif d'exposer l'attractivité du Grand Paris. L'enjeu : attirer les compétences nécessaires à l'émergence de géants français de la tech.                

 

C'est la "fashion week de la tech française" pour le co-président de France Digitale, Frédéric Mazzela. C'est un "off de Viva Tech" pour le président de Paris Région Entreprises, Franck Margain. Tech Days regroupe une trentaine d'événements qui se dérouleront entre le 13 et le 17 mai, en parallèle de la troisième édition du salon Viva Tech. L'objectif de ce nouveau label : exposer le dynamisme de l'écosystème du Grand Paris, afin notamment d'attirer les travailleurs de la tech, ressources indispensables pour accompagner le développement des jeunes pousses. L'association France Digitale, récemment étiquetée French Tech Grand Paris, s'est chargée, en moins de trois mois, de monter cette première édition du projet avec le soutien de Viva Tech, de Station F, de la Région Île-de France, de la Mairie de Paris et du gouvernement.

Le futur de l'emploi en jeu

D'entrée de jeu, Frédéric Mazzela adresse la question épineuse de l'emploi dans la tech. La course aux compétences informatiques est un enjeu clé, et les concurrents des entreprises françaises se trouvent dans la Silicon Valley, en Chine ou au Royaume-Uni. Avec 3,6 milliards d'euros levés en 2018, les startups françaises continuent de battre record après record, mais sont désormais confrontées à la réalité de l'emploi. "Nous avons besoin de main d'oeuvre pour réaliser les innovations promises par les levées de fonds", met en garde l'entrepreneur. "Les scaleups doublent leurs effectifs chaque année !"  Le fondateur de BlaBlaCar cite un chiffre édifiant de la DARES (direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) : à l'horizon 2022, 191.000 postes seraient à pourvoir en informatique. "Ce qui attire les gens de la tech aux Etats-Unis, c'est l'écosystème de la Silicon Valley, pas que les entreprises. A l'inverse, l'image de la région parisienne reste à construire", développe-t-il. D'où sa volonté de coordonner l'ensemble des acteurs locaux pour faire de Paris une place reconnue par les investisseurs, entrepreneurs et travailleurs de la tech.

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