La fracture numérique ne doit pas être pensée à l’échelle individuelle mais collective

Et si, au lieu de penser la « fracture numérique » au niveau des individus, avec un accès ou non à Internet, la réelle cassure se situait entre des entreprises qui maîtrisent parfaitement la gestion et l’utilisation des données (les GAFAM) et les autres organisations, qu’elles soient publiques ou privées.

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Partons de trois postulats :

  • Le vecteur majeur et incontournable de l’évolution et du rayonnement de l’humanité sera l’électricité, en d’autres termes toute action quelle qu’elle soit ne sera rendue possible que par l’électricité : mobilité, technologies de l’information et de la communication par exemple. En effet, n’oublions pas que ce que nous appelons couramment un bit, un octet, 1 « Méga », bref, le singleton constituant l’information ou donnée, n’est ni plus ni moins qu’un petit paquet d’électrons stockés et déplacés. Qui dit déplacement d’électrons dit : électricité. Quid de ce magma de données produites, échangées, stockées et fouillées (cloud, web, data canters, etc.) sans les électrons ? Ainsi, il est essentiel de comprendre que l’enjeu majeur associé sera de produire cette électricité « devenue indispensable » avec une empreinte écologique la plus réduite possible, et ce sur toute l’échelle de la valeur du dispositif de production et de conversion.

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