Les assistants vocaux : entre discours promotionnels et réalité des usages

Les premiers assistants à commandes vocales sont apparus sur les smartphones en 2011. Cette application logicielle basée sur la reconnaissance vocale du langage naturel et la restitution d’informations par synthèse vocale, se déploie désormais dans d’autres univers : enceintes connectées, casques audio, habitacle des véhicules... Plusieurs sondages révèlent toutefois qu'il existe un véritable fossé entre les discours promotionnels qui vantent les capacités conversationnelles des assistants et la réalité des usages

©Pixabay

Selon une enquête réalisée par YouGov, 56 % de la population française déclare posséder un appareil doté d’un assistant vocal : 74 % des 18-35 ans et 45 % des 55 ans et plus.

19 % d’entre eux déclarent utiliser régulièrement un assistant vocal : 8 % quotidiennement et 11 % « souvent ».

  • 42 % des utilisateurs (réguliers ou occasionnels) feraient ainsi confiance à leur assistant vocal pour faire des recherches sur internet
  • 30 % feraient appel à leur assistant vocal pour trouver une adresse ou un itinéraire
  • 28 % utiliseraient leur assistant vocal pour envoyer un message ou passer un appel, 17 % pour demander la météo et 16 % pour écouter de la musique
  • 57 % des possesseurs d’assistants vocaux se déclareraient satisfaits des réponses apportées par leur assistant vocal et 11 % d’entre eux en sont même très satisfaits.

Selon les cabinets Search Foresight et Mymedia, un français sur deux utiliserait un assistant vocal au moins occasionnellement. Principalement sur leur smartphone (44 % des utilisateurs d’assistants vocaux), 20 % sur un ordinateur, 20 % sur une tablette et 13 % sur des enceintes connectées avec 13 %.

  • 19 % des utilisateurs les sollicitent « souvent », 42 % « occasionnellement », 34 % « plus rarement » encore que rarement.
  • Quand ils le font, c’est pour des requêtes simples sur Internet (86 %), des demandes d’information météo (69 %), le pilotage de la musique (58 %), la rédaction d’un message (58 %) ou le réglage d’une alarme (50 %).
  • Les actions plus impliquantes (achats, réserver un taxi, domotique) semblent nécessiter encore une phase d’apprentissage et/ou d’équipements complémentaires.
  • 51 % des répondants pensent ne pas maîtriser l’information collectée par ces assistants vocaux et près d’un tiers craint d’avoir moins de choix de résultats proposés.

Lire le texte intégral (laboratoire société numérique)