Pourquoi les pouvoirs publics ne veulent pas des monnaies de Facebook et Telegram

Tandis que Facebook promet que sa monnaie virtuelle Libra sera active en 2020, la messagerie sécurisée Telegram s’apprête elle aussi à lancer sa cryptomonnaie, baptisée Gram. Mais les deux entreprises font face à l’hostilité des pouvoirs publics vis-à-vis de ces nouveaux instruments de paiement décentralisés. 

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D’un côté du ring, Facebook et ses 2,41 milliards d’utilisateurs actifs, qui veut inventer avec sa monnaie virtuelle Libra rien moins que « l’Internet de l’argent ». De l’autre, la messagerie sécurisée Telegram et ses 250 millions d’abonnés, qui s’apprête à émettre sa propre monnaie basée sur la blockchain Gram et qualifiée d’« alternative à Visa et Mastercard pour une nouvelle économie décentralisée ». Dans le rôle de l’arbitre, les régulateurs et les pouvoirs publics, qui voient d’un très mauvais œil l’arrivée de ces nouvelles devises décentralisées.

Une même ambition mais deux modèles

Si les cryptomonnaies Gram et Libra aspirent à devenir des alternatives à la finance classique, leurs modèles sont différents. Libra est adossé à une réserve d’actifs réels (dépôts bancaires et titres d'État), dont une partie est apportée par les membres de l’Association Libra, basée en Suisse, à hauteur de 10 millions de dollars chacun. Gram, elle, est une cryptomonnaie de type Bitcoin ou Ethereum basée sur la blockchain TON (Telegram Open Network). Elle a été imaginée par les frères Nicolaï et Pavel Parov, créateurs du « Facebook russe » VKontakt en 2006, puis en 2013 de la messagerie Telegram.

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