Le télétravail au bon souvenir du collectif

Publié le 19 09 2022 | Mis à jour le 24 11 2022

©goodluz stock.adobe.com

L’organisation est par nature un modèle de fonctionnement dégradé en raison de nombreux facteurs, à commencer par la complexité de l’entreprise, son environnement en constante évolution ou encore les contextes particuliers auxquels elle doit faire face. En cette période de questionnement sur le télétravail, un rapide retour sur l’histoire récente des organisations des grands groupes permet de mieux l’appréhender. 

Jusqu’à la fin du siècle précédent, l’organisation était là pour apporter de la valeur au collectif de travail. Le collectif contribuait par ailleurs à la performance par la qualité du travail obtenue tout autant que le soutien à la stratégie de l’entreprise. La dérèglementation des marchés est venue bousculer cela, entrainant les grands groupes dans une vision court-termiste, le regard rivé sur le cours de l’action. L’organisation s’est alors centrée sur la réduction du coût du collectif de travail.

Même si certains dirigeants restent encore dans le discours de “faire mieux avec moins”, c’est bien les lignes du compte d’exploitation qui comptent, le collectif passe ainsi au second plan, se retrouvant à son tour dégradé par la réduction d’apport de valeur de l’organisation. L’individualisation a par ailleurs renforcé cette dégradation du collectif par effet de bord. Les managers se retrouvent alors naturellement en situation de devoir compenser, subissant en plus les injonctions paradoxales consécutives à ce nouveau rôle de l’organisation.

Lire la suite (Courrier cadres)