Ces applications pour aider les cadres à se déconnecter

Les salariés en télétravail depuis un an, et les cadres en particulier, sont épuisés. Plus de la moitié d’entre eux sont même en détresse psychologique. Notamment en raison d’une difficulté croissante à décrocher et à se déconnecter. Pour leur permettre de “s’auto-limiter”, les employeurs peuvent leur proposer d’utiliser des outils destinés à rester “focus” pendant une tâche, ou au contraire à se déconnecter.

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es études se multiplient depuis 6 mois, autour de l’état de santé psychique dégradée des salariés, en particulier des cadres, managers ou non. Selon une enquête récente de Malakoff Humanis, ces derniers sont “épuisés”, usés par la pandémie. Ils aspirent à davantage de bien-être, à commencer par un meilleur équilibre vie professionnelle – vie personnelle.

Surconnexion et “workaholisme”

En octobre 2019, avant même l’épidémie de Covid-19, le baromètre de l’Ugict-CGT indiquait que 60 % des cadres souhaitaient disposer d’un droit à la déconnexion “effectif”, pour “préserver leur vie privée et leur santé”. Car la charge de travail et la surconnexion est pour eux une réalité, crise ou non. Ainsi, 20 % travaillent entre 35 et 39 heures, 33 % entre 40 et 44 heures, 24 % entre 45 et 48 heures, et 23 % plus de 49 heures. En parallèle, 59 % déclarent travailler pendant leurs jours de repos.

Le dernier baromètre d’Empreinte Humaine indique de son côté que 58 % des cadres sont actuellement en “détresse psychologique”, contre 49 % des salariés en général. “Sans véritable déconnexion, les répercussions sur la productivité et la santé sont considérables. Avant la crise, les salariés, cadres ou non, avaient déjà des difficultés à déconnecter à cause de leurs appareils numériques, mais ils avaient au moins une coupure créée par les heures d’arrivée et de départ du bureau. Mais avec le travail à domicile, ce sas n’existe plus”, nous expliquait récemment Béatrice Clicq, secrétaire confédérale de Force Ouvrière.

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