Comment lutter contre l'illectronisme ?

Alors que 9 Français sur 10 possèdent au moins un ordinateur, un smartphone ou une tablette. 17% d’entre eux, selon l’INSEE, soit 13 millions de personnes, sont touchés par ce qu’on appelle : l’illectronisme.

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De quoi s’agit-il ? De la très grande difficulté ou de l’incapacité à utiliser les outils numériques. Une fracture silencieuse et considérablement renforcée par la crise sanitaire. Durant laquelle nombre de guichets physiques ont été fermés, de rendez-vous ajournés, d’accompagnements entravés. Et où le numérique est apparu comme l’ultime recours pour travailler, se former, être parmi les autres, avoir accès aux soins et à ses droits. Pour se divertir, aussi. Alors, pour mieux comprendre ce phénomène, Marie COHEN-SKALLI, co-directrice d’Emmaüs Connect, une association qui agit depuis 2013 pour réduire la fracture numérique, nous décrits les singularités des publics qu’elle accompagne.

Alors, comme l’explique Marie COHEN-SKALLI, les personnes en situation de précarité et les personnes âgées sont particulièrement touchées. Mais l’illectronisme concerne également les jeunes. En effet, 12 % d’entre eux se disent mal à l'aise avec les outils du numérique. Et si la majorité sait par exemple se servir d’applications comme Instagram, TikTok ou SnapChat, certains d’entre eux peinent parfois à utiliser Word ou PowerPoint. Car la familiarisation avec le numérique s’est faite via un téléphone, plutôt que grâce à un ordinateur. Autre public fragilisé : les personnes réfugiées, qui parfois maîtrisent mal le français, et pour qui un accompagnement humain et direct est nécessaire, pour entreprendre par exemple des démarches administratives. Face à cela, de nombreuses associations et start-ups sont nées, partout sur le territoire national, ou ont créé des branches dédiées. La co-directrice d’Emmaüs Connect nous explique ainsi l’étendue de ses missions et les objectifs qu’elle se fixe.

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