Des modes de travail en profonde mutation

Sans qu’il soit aisé d’établir une corrélation ni d’isoler leurs conséquences respectives, deux phénomènes ont provoqué un bouleversement sans précédent dans les modes de travail des entreprise ces 20 dernières années : d’une part les nouvelles capacités offertes par internet et d’autre part l’évolution des mentalités des salariés. En moins d’une génération, les frontières du temps et de l’espace de travail ont disparu, les manières d’interagir et de collaborer se sont transformées, et le lien entre l’individu et son organisation a été redéfini en profondeur.

© Fotolia.com

Dès 1990 avec l’arrivée de l’ordinateur personnel, les salariés du tertiaire (les traditionnels cols blancs) ont commencé à se remettre au travail, chez eux, après le repas du soir. Mais c’est avec la généralisation des PC portables d’abord, puis des smartphones, que les frontières du temps et de l’espace de travail ont été définitivement brouillées. Tenant toujours leur portable à la main, les salariés se sont mis à traiter leurs e-mails / messageries / appels professionnels dans les transports en commun, dans la rue, chez le coiffeur, à la caisse du supermarché, au jardin public, et même sur leur lieu/temps de vacances. Un hold-up du bureau sur la sphère personnelle ? Sûrement, mais aussi une flexibilité nouvelle qui aide à concilier les contraintes personnelles et professionnelles, au quotidien.

Sans surprise, la porosité de la frontière entre vies professionnelle et personnelle apparaît tout autant sur le lieu de travail. En effet, il n’est pas rare que les collaborateurs utilisent leurs outils numériques professionnels (téléphone, PC portable et logiciels qui y sont installés) pour leur propre usage. Certains employeurs présentent même cela comme un avantage en nature.

Quoi qu’il en soit, l’entreprise de 2020 a tout à gagner à faciliter le travail “anytime, anywhere”, qui permet aux collaborateurs de travailler de n’importe où et n’importe quand. Mais elle doit aussi respecter et faciliter le droit à la la déconnexion. Un fragile équilibre qui peut être difficile à atteindre.

Lire la suite (Talkspirit)