En un an, le montant levé par les start-up de la cybersécurité a été multiplié par six

Levée de fonds La France compte 160 start-up, 23 scale-up et une licorne dans le secteur de la cybersécurité. En tout, en 2022, elles ont levé 630 millions d'euros, largement portés par Legder, contre 100 millions en 2021. Des blocages existent encore : le manque d'innovation, la frilosité des investisseurs et des industriels, et les difficultés d'exportation.

En un an, le montant levé par les start-up de la cybersécurité a été multiplié par six © Unsplash

Les start-up de la French Tech spécialisées de la cybersécurité se portent plutôt bien. En 2022, les 160 entreprises répertoriées ont levé 630 millions d'euros, contre 100 millions d'euros un an plus tôt, d'après une étude de Wavestone, Bpifrance, France Digitale, le Campus Cyber et le Secrétaire général pour l'investissement.

Evidemment, l'effet "Ledger" – du nom de la licorne qui a levé 380 millions de dollars – doit être pris en compte mais cette augmentation du montant des levées témoigne de la dynamique d'un écosystème en pleine ébullition. En revanche, beaucoup de start-up n'arrivent pas à passer à l'échelle. 13 jeunes pousses ont été sorties du classement car elles ne répondaient plus aux critères imposés, à savoir avoir son siège social en France, 7 ans d'existence, et un chiffre d'affaires constitué à 50% minimum par la vente de produits de sécurité. Ubble, Tanker et Content Armor ont été rachetées.
 

23 scale-up contre 11 un an plus tôt

23 scale-up – telles que Sis ID, Hackuity, Sekoia et Mailinblack – sont à répertorier parmi les 160 start-up, contre 11 en 2021. Elles sont caractérisées par le fait qu'elles ont soit perçu un financement sur trois ans par des levées de fonds d'au moins 10 millions d'euros, soit qu'elles disposent d'un chiffre d'affaires entre 2,5 millions d'euros et 5 millions d'euros et une croissance annuelle supérieure à 50% durant les trois derniers exercices fiscaux, soit qu'elles disposent d'un chiffre d'affaires de plus de 5 millions d'euros et une croissance annuelle supérieure à 25% durant les trois derniers exercices fiscaux. 

 

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