Femmes dans la tech : le meilleur reste encore à venir

Historiquement, beaucoup de femmes ont participé au développement des nouvelles technologies, mais leur présence dans les filières de formation a ensuite fortement diminué.       

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L’origine du fossé… 

Dans les faits, l’informatique a d’abord été une affaire de femmes, puisque le premier programme a été créé en 1843 par Ada Lovelace. Cela se confirme un siècle plus tard, lorsque pas moins de six ingénieures – Kay McNulty, Betty Jenning, Betty Snyder, Marlyn Meltzer, Fran Bilas et Ruth Lichterman – programment le premier ordinateur de l’histoire, ENIAC. Quelques années plus tard, c’est à l’informaticienne Margaret Hamilton que nous devons le système embarqué du programme spatial de la mission Apollo 11, grâce auquel les américains ont pu se poser sur la lune en 1969. Et il ne s’agit que de quelques exemples parmi de nombreux parcours remarquables. 

Mais de nos jours, il est estimé selon les études que seulement 10 à 15 % des employés dans la tech sont des femmes. Les raisons de ce déséquilibre sont multiples et le fruit de plusieurs décennies d’un manque de sensibilisation des petites filles. En effet, dès le plus jeune âge, on encourage plutôt les garçons à s’intéresser à l’informatique et aux sciences d’une manière générale. La figure du « geek », créée dans les années 80, en est le parfait exemple : on imagine que la personne capable de comprendre l’informatique est un jeune homme plutôt solitaire, et pas très bien dans sa peau. Pas vraiment l’idéal pour inciter les jeunes femmes à s’intéresser au sujet. Finalement, ce ne sont pas les femmes qui s’autocensurent, mais la société qui les convainc que les ordinateurs ne sont pas pour elles. De ce fait, quand le secteur explose ensuite, on ne retrouve principalement que des hommes dans la Silicon Valley, où un univers machiste se développe ; le secteur des technologies s’étant construit sur le modèle tout aussi masculin de la finance. 

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