Gen Z : une génération entre mythes, illusions et réalité

La génération Z, parfois résumée en « Gen Z » , mobilise autant d’experts à son sujet qu’elle intrigue par son côté indéfinissable. Regroupant les individus né·e·s à partir de 1997, elle est la première génération à avoir grandi avec Internet, et fascine autant qu’elle interroge.

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Les générations sont parfois définies de manière douteuse, surtout lorsqu’elles s’apparentent à des concepts marketing. Ce que l’on peut néanmoins affirmer, c’est que la génération Z représente aujourd’hui 32 % de la population mondiale. Toutefois, au-delà de tranches d’âge aisées à définir, ce sont les usages de la Gen Z qui fascinent les « boomers », et qui pourraient nous permettre de mieux cerner les dénominateurs communs de cette jeunesse par nature protéiforme et insaisissable.

La Gen Z : entre mythes et leurres

Engagée pour la justice sociale et climatique, accro aux réseaux sociaux et superficielle à souhait : voilà les clichés entretenus sur la jeunesse de 2022 par certains médias. Mais la génération Z, comme les précédentes, ne peut être réduite à une succession de poncifs. Entre vegans critiques du système et procapitalistes fans de NFT, cette génération est composée d’individus distincts, mais soumis aux mêmes influences, et qui partagent encore quelques références communes.

L’un de ces points communs ? Le rapport à l’intime, qui semble évoluer du fait de l’utilisation des réseaux sociaux, rendant toujours plus floues et fluides les frontières entre intimité et extimité. L’extimité, c’est ce concept défini par le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron, selon lequel une personne a le désir de représenter une partie de sa vie intime. Mais on ne peut tenter de saisir ce qui fait la Gen Z sans prêter une attention particulière à la suite de la définition du concept : l’idée derrière l’extimité est de dévoiler son intimité, autant physique que psychique, afin de mieux se l'approprier grâce aux échanges qu’un tel partage suscite.

L’anxiété est souvent soulignée comme étant l’un des affects les plus partagés, et donc exprimés, par cette génération, sur Instagram comme ailleurs. L’illustratrice brésilienne Marcela Sabiá, qui a longtemps souffert du regard des autres, utilise le réseau social comme un espace d’échange et de conseils autour de la maladie mentale.

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