La Cour des comptes voudrait que la DSI de l’État pèse davantage sur les grands projets informatiques des ministères

Dans un long rapport publié à l’occasion de sa présentation en commission des finances du Sénat, la Rue Cambon revient sur plusieurs décennies de grands projets informatiques en déroute. Elle appelle notamment à renforcer le rôle de vigie de la direction interministérielle du numérique sur les projets des ministères et de leurs opérateurs.

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La direction interministérielle du numérique (Dinum), en charge de la transformation numérique de l’État, inefficace dans son rôle de superviseur des grands projets informatiques ? La Cour des comptes a en tout cas rendu public un long rapport sur la conduite des grands projets informatiques de l’État, dont une partie est spécifiquement dédiée à “l’extension souhaitable du rôle de la Dinum”, comme l’écrit, avec son habituelle sobriété, la Rue Cambon.

La Dinum s’est en effet vu confier une mission de sécurisation des grands projets informatiques en 2011 (renforcée en 2014), afin d’en limiter les dérives en termes de délais comme de coûts. Son directeur est ainsi amené à rendre un avis conforme sur la stratégie, les finances, la gouvernance, la réalisation et le planning de tout projet dont le coût estimé dépasse les 9 millions d’euros. Sans cet avis conforme, impossible de lancer les travaux de développement. Depuis octobre 2019, son avis est également sollicité pour les grands projets informatiques des opérateurs, mais n’a valeur que de recommandation, malgré un coût proche de celui des projets menés directement par les ministères.

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