La machine à café virtuelle : l’intox du distanciel

À chaque problème sa solution.  A rejeter la complexité, l’entreprise ne fait que la compliquer. Le télétravail n’échappe pas à la règle. 

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Une chose n’a pas changé depuis le monde d’avant, ce sont les solutions simples apportées à des problématiques que l’on ne prend plus la peine de bien poser.  Au-delà de ce temps désormais compté au XXIème siècle, ajouté à une culture de l’instantanéité, la complexité dérange. Dans un univers où il faut planifier, budgéter, maitriser, intégrer la complexité dans la réflexion stratégique reviendrait à questionner régulièrement des principes installés depuis des décennies.

Standardisation, management par les process, toutes ces évolutions viennent attester de ce besoin de simplifier à l’extrême. Un process n’a de valeur que s’il peut rapidement évoluer et si sous certaines conditions on peut y déroger. Gérer la complexité amènerait alors à exercer ce sens critique réclamé d’un côté jusqu’à être déclaré soft skill majeur du siècle, mais qui gêne de l’autre des entreprises ancrées dans une culture d’alignement. On a ici une des plus terrible injonction paradoxale que subit les managers. La machine à café virtuelle à l’heure du télétravail est un exemple typique de ces problématiques que l’on ne prend plus le temps de poser.

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