La sobriété numérique : nouveau souffle de développement pour les services numériques publics

Face à l’explosion des usages du numérique, amplifiée par la crise liée au Covid-19, et alors que l’accélération de la transition écologique est souvent citée dans les feuilles de route et plans de relance pour préparer « le monde d’après », la question de la réduction de l’empreinte carbone du numérique semble plus que jamais d’actualité. La crise sanitaire pourrait-elle créer l’opportunité d’infléchir la trajectoire d’un développement numérique encore trop souvent décorrélé de toute préoccupation écologique ?

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De la mesure de l’impact environnemental de son système d’information au pilotage d’une stratégie de sobriété numérique, quelques réflexions, sources utiles et actions envisageables à court terme pour les services publics.

Le 17 mars, le confinement est entré en vigueur en France. Les administrations comme les entreprises ont été contraintes dans ce cadre d’organiser le travail à distance de leurs collaborateurs. Les mieux préparées ont eu besoin de quelques jours pour s’adapter à ces nouvelles conditions. Toutes les organisations n’étaient pas prêtes, technologiquement et culturellement, à basculer sur cette configuration. Elles ont dû par conséquent opérer une transformation numérique interne dans des délais records, là où on avait pu jusqu’à présent se heurter à des résistances.

Par ailleurs, afin de prévenir un accroissement de la fracture numérique l’Etat a lancé dans ce contexte la plateforme numérique « solidarité-numérique » afin d’aider les personnes éloignées des usages numériques en les orientant directement vers les services en ligne essentiels. Cette solution a été complétée par la mise en place d’un numéro téléphonique dédié à l’accompagnement des usagers dans la prise en main des services publics dématérialisés.

Mais on doit s’interroger sur l’impact environnemental de ces nouveaux outils qui ont vu leurs usages s’accélérer pendant la pandémie. La visio-conférence, les plateformes de travail collaboratif et les applications numériques déployées pendant ce confinement sont très consommatrices en énergie. Ces réflexions questionnent donc aussi la capacité de résilience et de fonctionnement en mode dégradé du numérique et donc de la pertinence de l’hybridation de solutions low tech et high tech.

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