Le paradoxe de la charge des données

La transformation numérique des entreprises tarde à se généraliser, alors que le nombre de données ne cesse d'augmenter et se compte à présent en zettaoctets. Ce manque de maturité, concernant la gestion de données, est symptomatique d'une tendance préoccupante, accélérée par les crises sanitaires et économiques que nous vivons. D'ailleurs, si les données sont souvent qualifiées d'actifs de l'entreprise, elles sont maintenant perçues, à tort, comme une charge, parce que mal ou non exploitées.

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Personne ne devrait remettre en cause la formidable réactivité des équipes IT dans le déploiement des solutions collaboratives, l'accompagnement et l'acculturation des collaborateurs dans ces nouveaux usages et ce, dès le premier confinement en mars 2020. Seuls quelques informés souligneront des maladresses autour de l'usage de progiciels de surveillance des salariés. Pourtant, cet investissement s'apparente plus, en réalité, à un faux positif. Fournir et déployer des solutions de visioconférence ou de collaboration n'est pas la preuve d'une transformation numérique en profondeur, tout juste un pansement conjoncturel.

D'ailleurs, les hésitations autour de la généralisation du télétravail ou du choix d'un modèle hybride vont finalement accélérer la mutation de l'entreprise vers une entreprise 100% mobile. Les startups, les PME et quelques ETI basculent déjà leurs outils de communications vers des applications hébergées dans le cloud, disponibles sur smartphones ou ordinateurs portables, délaissant ainsi les solutions traditionnelles. Un véritable projet de transformation numérique s'intéressera, lui, aux données disponibles ; il s'attachera à rendre ces données actionnables pour les métiers et le business.

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