Le plan quantique français démarre avec un premier programme de 150 millions d'euros

Le plan quantique prend forme. Un premier programme de 150 millions d'euros a été officialisé la semaine dernière par la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Piloté par le CNRS, le CEA et Inria, il se focalisera sur quatre grands axes : les qubits à l'état solide, les atomes froids, l'algorithmique et les concepts de rupture en cryptographie. Nous avons fait le point sur le sujet avec Neil Abroug, coordinateur national pour la stratégie quantique.

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Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, a officiellement lancé le Programme d'Équipements Prioritaires de Recherche Quantique (PEPR) le 23 septembre 2021, lors d'un déplacement à Grenoble.

D'un montant de 150 millions d'euros, le PEPR Quantique, qui fait partie du Programme d'investissements d'avenir (PIA), porte les investissements français dans les technologies quantiques à 450 millions d'euros sur les cinq prochaines années. Il vient en complément des 250 millions déjà investis par les organismes de recherche et établissements supérieurs, plus les 50 millions d'euros que l'Agence nationale de la recherche y consacre.

Quatre axes de recherche
Le programme d'équipements prioritaires de recherche quantique se concentre sur quatre axes fondamentaux :

  • Les qubits à l'état solide, compatibles avec les procédés de fabrication microélectronique actuels
  • Les atomes froids, qui consiste à piéger des atomes à l’état gazeux à l'aide de lasers
  • L'outillage logiciel, qu'il s'agisse d'algorithmes ou de code correcteur d’erreurs, pour tirer parti de ces capacités de calcul
  • Les concepts de rupture en matière de calcul et cryptographie

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