L'intelligence artificielle, une technologie de "rupture" qui pose question

Une technologie de "rupture" au potentiel presque sans limites: l'intelligence artificielle, à savoir l'ensemble des techniques qui permettent à des machines d'accomplir des tâches normalement réservées aux humains, suscite autant de promesses que d'inquiétudes sur les plans économiques, sociaux et sociétaux. En quoi cela consiste-t-il ?

©sdecoret - stock.adobe.com

L'intelligence artificielle (IA) vise à mimer le fonctionnement du cerveau humain dans le but de faire exécuter à une machine des tâches complexes que l'homme accomplit en utilisant ses capacités cognitives.

Pour cela, la technique informatique privilégiée est de doter les ordinateurs d'une capacité nommée apprentissage automatique ("machine learning") ou encore "apprentissage profond".

Ce type de technologie, bâtie sur l'exploitation à très grande échelle des données ("big data") par des algorithmes, constitue "l'outil le plus puissant qui puisse bénéficier à l'humanité depuis des générations", selon Eric Schmidt, ancien PDG de Google et président d'une commission sur le sujet aux Etats-Unis.

Qui la conçoit ?

Le mathématicien anglais Alan Turing, considéré comme l'un des pères de l'informatique moderne, propose au milieu du XXe siècle de tester l'intelligence d'une machine en la faisant converser par écrit avec un être humain. C'est la naissance de l'IA.

En 2021, alors que les capacités des ordinateurs ont considérablement évolué, des algorithmes surentraînés comme GPT-3, développé par la startup californienne OpenAI, sont capables de répondre correctement à toutes sortes de questions, mais ne parviennent pas encore à se faire passer pour des humains (notamment quand l'énoncé de la question est volontairement absurde).

Lire la suite (Challenges)