Pollution numérique : manifeste pour une sobriété publicitaire

Parmi les nombreuses activités humaines dont on mesure désormais l’influence sur le réchauffement climatique, l’économie numérique suscite une attention grandissante.

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Si, avec des échanges tendant à être de plus en plus organisés sur la base d’infrastructures connectées via Internet, cette numérisation génère d’un point de vue économique des gains considérables, sur le plan énergétique, pourtant, la facture apparaît chaque année plus élevée.

Certes, ces technologies ont rendu possible ou permis d’améliorer l’efficacité de certains services (du covoiturage à la visioconférence). Mais ces gains sont largement excédés par la surconsommation de ressources nécessaires à la fabrication des équipements, composés notamment de terres rares.

Par ailleurs, le fonctionnement de ces terminaux et des infrastructures dont ils dépendent représentent une part croissante de la consommation d’électricité mondiale : 6 à 10 % actuellement, avec une progression de 5 à 7 % tous les ans.

Face au développement des usages et au perfectionnement des services, la hausse de cette consommation des ressources paraît inéluctable. Les appels à lutter contre la « pollution numérique », qui visent notamment la plateforme de streaming vidéo Netflix, se multiplient dans les médias. Paradoxalement, un des pans de ce secteur est souvent passé sous silence : la publicité numérique.

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