Service civique : les jeunes volontaires contribuent à l’appropriation du numérique par les associations

L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire et l’Agence du service civique ont commandé une étude en vue de « saisir la manière dont les associations utilisent l’engagement de service civique et à mesurer les effets du service civique sur les structures associatives ». Cette étude ne portait pas spécifiquement sur la dimension proprement numérique des missions confiées par les associations aux jeunes volontaires. On sait, cependant, qu’un nombre croissant de jeunes volontaires se voient confier des missions en rapport avec le numérique : qu’il s’agisse d’accompagner ou de former des personnes éloignées du numérique ou encore de développer des projets numériques au sein des associations qui les emploient.

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Début juillet, près de 6 % des 2 600 missions et des 90 000 postes proposés sur le site de l’Agence du service civique utilisaient le terme « numérique » (« Jeunes citoyens du numérique », « Ambassadeurs du numérique », « favoriser l’accès au numérique des publics seniors », « Favoriser l’expression d’une citoyenneté active par le numérique », « Favoriser un usage responsable du numérique » « Accompagner le public usager dans l’utilisation des nouveaux outils numériques », « faciliter l’inclusion numérique », « facilitateur numérique et lien social »). Ou de termes comme « internet », «cybercitoyenneté », « logiciel », « digital »  ou encore « informatique » .

Si la majorité de ces missions sont tournées vers le public, un certain nombre d’entre elles recouvrent des activités plus directement opérationnelles comme la création et le développement d’un site internet, la participation au déploiement d’un logiciel ou le soutien à l’animation de réseaux sociaux.

Si l’étude de l’INJEP ne portait pas spécifiquement sur la dimension proprement numérique des missions confiées par les associations aux jeunes volontaires, cette composante numérique des missions affleure toutefois de manière récurrente dans les propos tenus par les responsables associatifs et les jeunes volontaires, interrogés par les auteurs de l’étude. L’étude accorde, en effet, une large place aux « verbatims » des personnes rencontrées au cours de l’enquête.

Ces verbatims dressent, en creux, un tableau de la manière dont les jeunes volontaires contribuent au développement des activités et des projets numérique des associations.

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